74 millions. C’est le nombre de journées non travaillées en France en 2023 suite à des accidents du travail ou maladies professionnelles, soit l’équivalent de 315 000 emplois à temps plein.
Pour un dirigeant ou un directeur des opérations, ce chiffre représente une perte de productivité, un coût financier direct et un risque juridique à ne pas négliger.
Si l’un de vos collaborateurs fait un malaise seul en intervention, votre organisation est-elle en mesure d’assurer une prise en charge rapide ?
Un salarié est dit « travailleur isolé » dès qu’il est hors de vue ou de portée de voix d’autres personnes, et sans possibilité de recours immédiat aux secours.
Selon la recommandation R416 de la CNAMTS (Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés), l’isolement n’est pas un risque en soi, mais un facteur aggravant : il transforme un incident mineur en situation grave.
L’étude de l’INRS montre que plus de la moitié des accidents mortels au travail sont liés à des malaises. Dans 3 cas sur 4, la victime était seule. Sans dispositif de détection des situations anormales, les chances d’intervention rapide sont fortement réduites.
Ce type de situation concerne notamment des activités identifiées par Article L4161-1 du Code du travail, ainsi que certaines interventions nécessitant des mesures de sécurité spécifiques, comme les travaux électriques (Article R4544-6 du Code du travail) ou les travaux en hauteur.
L’Article L4121-1 du Code du travail impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
Concrètement, si l’évaluation des risques (retranscrite dans le DUERP) identifie un danger lié à l’isolement, l’entreprise doit mettre en place :
Au-delà de l’obligation légale, négliger la protection des travailleurs isolés expose l’entreprise à des pertes financières considérables et à des risques pour la sécurité des collaborateurs :
Pendant des années, le « boîtier DATI » classique (Dispositif d’Alarme pour Travailleurs Isolés) a été la norme. Aujourd’hui, il montre ses limites dans des environnements exigeants :
Investir dans une solution PTI moderne, comme Team on the run (TOTR), va au-delà de la simple conformité réglementaire. C’est un signal fort adressé aux équipes de terrain : leur sécurité est prise en compte au quotidien. En améliorant la réactivité des interventions et en rationalisant les équipements, vous renforcez la protection des collaborateurs tout en contribuant à la continuité des opérations.
Nos experts vous accompagnent dans l’évaluation de vos besoins et la mise en place d’une solution de protection adaptée à vos contraintes opérationnelles.
Un dispositif PTI (Protection des Travailleurs Isolés), aussi appelé DATI (Dispositif d’Alarme pour Travailleurs Isolés), est un équipement (boîtier dédié ou application sur smartphone) permettant de détecter une situation de détresse, de manière volontaire ou automatique, et de transmettre une alerte géolocalisée à un superviseur ou à un centre de télésurveillance.
En France, l’Article L4121-1 du Code du travail impose à l’employeur d’assurer la santé et la sécurité de ses salariés. Si l’évaluation des risques met en évidence un danger lié à l’isolement, des mesures de prévention, d’alerte et de secours adaptées doivent être mises en place. Le recours à un dispositif PTI/DATI en constitue une réponse adaptée dans la plupart des situations. À l’échelle européenne, la directive-cadre 89/391/CEE pose des principes similaires en matière de prévention et de protection des travailleurs.
Plusieurs secteurs sont particulièrement exposés au travail isolé, notamment la maintenance industrielle, le BTP, la santé et les services à domicile, la logistique, l’énergie, ainsi que la sécurité privée. Au-delà de ces secteurs, toute activité impliquant du travail isolé ou des horaires décalés (nettoyage, astreintes, interventions en horaires atypiques) peut également être concernée.

