74 millions. C’est le nombre de journées non travaillées en France en 2023 à la suite d’accidents du travail ou de maladies professionnelles, soit l’équivalent de 315 000 emplois à temps plein.
Mais au-delà des chiffres, une question demeure : que se passe-t-il lorsqu’un collaborateur est seul au moment où survient l’incident ?
Si l’un de vos collaborateurs fait un malaise seul en intervention, votre organisation est-elle en mesure de détecter rapidement la situation et d’assurer une prise en charge efficace ?
Un salarié est considéré comme travailleur isolé dès lors qu’il se trouve hors de vue ou de portée de voix d’autres personnes et qu’il ne peut pas obtenir une assistance immédiate en cas d’incident.
Selon la recommandation R416 de la CNAM, l’isolement n’est pas un risque en soi, mais un facteur aggravant. Un incident bénin peut rapidement devenir une situation critique lorsque personne n’est présent pour détecter le problème, donner l’alerte ou intervenir.
Cette réalité concerne bien plus de situations qu’on ne l’imagine : techniciens de maintenance, agents de sécurité, personnels de nettoyage, travailleurs en horaires décalés, soignants à domicile ou encore collaborateurs intervenant seuls sur le terrain.
L’INRS souligne d’ailleurs que plus de la moitié des accidents mortels au travail sont liés à des malaises. Dans trois cas sur quatre, la victime était seule. Sans moyen de détection et d’alerte adapté, les délais d’intervention peuvent considérablement augmenter.
L’article L4121-1 du Code du travail impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs.
Concrètement, lorsque l’évaluation des risques met en évidence un danger lié au travail isolé, l’entreprise doit notamment mettre en place :
Lorsqu’un incident survient en situation de travail isolé, l’absence de moyens adaptés pour détecter la situation, donner l’alerte ou coordonner l’intervention peut retarder la prise en charge de la personne en détresse. Ce délai peut avoir des conséquences importantes, tant pour le collaborateur concerné que pour l’entreprise.
Les DATI traditionnels ont permis de renforcer la protection des travailleurs isolés en facilitant la remontée des alertes. Cependant, les exigences opérationnelles ont évolué et les organisations recherchent aujourd’hui des solutions capables d’aller au-delà de la simple transmission d’une alerte.
Trois enjeux sont devenus particulièrement importants :
La rapidité de détection et de transmission de l’alerte afin de réduire les délais de prise en charge.
L’accès à des informations contextuelles, permettant d’évaluer rapidement la situation et d’adapter la réponse.
La coordination des interventions, essentielle pour accélérer la prise en charge de l’incident.
Face à ces nouvelles exigences, la protection des travailleurs isolés ne se limite plus à la transmission d’une alerte. Elle repose sur la capacité à détecter rapidement une situation de détresse, à évaluer le contexte et à coordonner efficacement les interventions.
Cela implique de disposer de plusieurs capacités clés, de l’alerte à l’intervention :
Pour répondre à ces exigences sans multiplier les équipements, la solution Team on the run de STREAMWIDE regroupe au sein d’un même outil l’alerte, la localisation, la communication et la coordination des interventions.
Concrètement, au-delà du déclenchement de l’alerte, Team on the run permet de piloter l’ensemble de la gestion d’incident en temps réel :
Investir dans une solution PTI moderne, comme Team on the run (TOTR), va au-delà de la simple conformité réglementaire. En améliorant la détection des situations à risque, la réactivité des interventions et la coordination des équipes, elle permet de renforcer la protection des collaborateurs tout en contribuant à la continuité des opérations.
Une solution PTI (Protection des Travailleurs Isolés) regroupe l’ensemble des moyens permettant de protéger les travailleurs isolés en cas de situation de détresse. Elle combine des fonctionnalités de détection, d’alerte et de prise en charge afin de réduire les délais d’intervention et d’améliorer la sécurité des collaborateurs.
Selon les besoins de l’organisation, une solution PTI peut inclure le déclenchement manuel d’une alerte, la détection automatique de situations à risque (perte de verticalité, immobilité), la géolocalisation, la communication avec la personne en détresse et la coordination des interventions.
Le Code du travail n’impose pas systématiquement le recours à une solution PTI. En revanche, l’article L4121-1 impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale de ses salariés.
Lorsque l’évaluation des risques met en évidence un danger lié au travail isolé, l’entreprise doit mettre en place des mesures de prévention, d’alerte et de secours adaptées. Dans de nombreuses situations, une solution PTI constitue un moyen efficace de répondre à ces exigences et de renforcer la protection des travailleurs isolés.
À l’échelle européenne, la directive-cadre 89/391/CEE repose sur des principes similaires en matière de prévention des risques professionnels.
Le travail isolé peut concerner de nombreux secteurs d’activité. Il est particulièrement fréquent dans les métiers de la maintenance, du BTP, de l’énergie, de la logistique, de la sécurité privée, ainsi que dans la santé et les services à domicile.
Plus largement, toute activité impliquant des interventions réalisées seul, des déplacements sur le terrain, des astreintes ou des horaires décalés peut exposer les collaborateurs à des risques liés à l’isolement.

